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Né au Havre le 7 septembre 1959, second d’une famille de 5 garçons, il fait ses premières armes sur le “Chassiron Junior” de son père en baie de Royan. A 12 ans, il aide son père à la construction, dans le garage de la maison, d’un “Optimist” en bois destiné à son frère aîné Daniel. Mais déjà, les premières coques en plastique apparaissent, et Thierry construit dans le cadre du lycée les mercredi et samedi après-midi son premier “Optimist” en polyester, nous sommes en 1972.

Et voilà les deux frères qui commencent déjà à se tirer la bourre, sillonnant les plans d’eau de Charente Maritime grâce à leur père omniprésent, qui tous les week-ends prend sa voiture, charge les bateaux pour les emmener à Bordeaux ou à La Rochelle rejoindre l’équipe de Claude Harlé. Thierry se souvient avec émotion de cette époque :

“C’était après une régate de brise sur le lac de Maubuisson. A côté de moi, il y avait un garçon fatigué et déçu qui tirait son bateau au sec, aidé par son père énervé par les mauvais résultats de son fils. Ca s’est terminé par une paire de claques. Si mon frère et moi avions eu un tel père, nous aurions vite arrêté la voile”.

“Ma dernière régate en “Optimist” fut la régate du sucre qui me permit, outre de ramener à ma mère mon poids en sucre (38 kg tout mouillé), de gagner un autre Optimist”

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Daniel et Thierry décident de tenter leur chance ensemble en dériveur double : le 420. La vente des trois “Optimists” leur permet de s’offrir un 420 construit en Israêl, les meilleurs du  marché.

“Avec un dollar à 4,20 F à l’époque, ce bateau ne nous revint pas plus cher qu’un Lannaverre Français, une bonne opération car cette coque était autrement plus raide et rapide”.

Les deux frangins s’entraînent tout l’hiver en baie de Royan, sortant par tous les temps, accumulant les miles et les heures, les empannages et les virements de bord, les chavirages et les redressements, Daniel à la barre, Thierry au trapèze, et le père aux jumelles depuis la plage.

“Nous nous entraînions seuls et n’avions aucune autre référence que le chronomètre et le sentiment d’une manoeuvre ratée ou réussie. Quelle ne fut pas notre surprise, à notre première confrontation nationale, de remporter d’emblée la première manche à La Rochelle, devant le Champion du Monde en titre Alain Chourgnoz, et avec près de 5 mn d’avance”...

L’année suivante en 1976, Pepond et Pepont comme les surnomment déjà leurs adversaires sont sacrés Champion de France et terminent 2nd du championnat d’Europe en Irlande.

Détectés alors par le Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile Philippe Grandou, les Pepons sont sollicités pour passer très vite sur le dériveur olympique 470 dans la catégorie «espoir International» de l’Equipe de France. La FFV prend alors le relai des parents, assurant un encadrement et des infrastructures de qualité. C’est leur incorporation au Bataillon de Joinville dans le cadre de leur service militaire qui permettra aux deux frères de brûler les étapes, et de sauter d’un niveau national à international.

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© 1998 CommuniqAssociation et Thierry Peponnet

Dernière mise à jour le 12 Jul, 1998
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